comme des enfants étiolés et presque morts
la solitude ancrée au plus profond de leurs âmes
le silence fermant leur lèvres si malades
quittant leur paradis par de là nos nuages
comme des anges fébriles et inutiles
abandonné de tout, se laissant dériver
si leur fin était là pour les sauver
se suicidant depuis la nuit des temps
n'ayant que cela en guise de rédemption
porté par un vent froid et sanglotant
sous ce ciel blanc et sanguinolent
par dizaines ou par millions
dernière danse entre compagnons
ballerines tristes et musiques
sans accords, sans rythmique
versons notre sang blanc sur le sol
avant que les autres n'arrivent
que l'on nous piétine
et que nous disparaissions
