Il se tennait sur le rebord de son lit, lumières éteintes, sa tête tenue par ses deux mains, il respirait calmement et gardais ses yeux clôts, les tentures fermées, dehors la nuit se livrait à son reigne de calme et d'incertitudes.
Le silence régnait dans cette chambre, soudain il leva brusquement la tête puis la rabaissa avec un léger sourire des qu'il senti une arme braquée derrière sa nuque.
derrière lui une longue silhouette sortie de la nuit se tenait debout le bras tendu
Il gardait sa tête baissée mais prit quand même la parole
-Depuis un long moment je t'attendais.
D'un sourire un peu narquois la silhouette lui répondit.
-Ce moment dans mon existance m'a paru très bref.
-Je le sais mon ami, toi qui vis depuis si longtemps...Mon existance n'est pas à comparer avec la tienne...
-Ne te répend pas en politesse...
-Oui c'est vrai... Vois tu, tu m'inspire un profond respect, tu vis pour l'éternité mais malgré que tu ne peux pas te montrer tu parvient quand même à suivre le fil du temps
-Je n'ai aucun mérite pour cela
-Je ne sais pas pourquoi, mais je t'attendais, tu vas peut être m'apporter les réponses que je cherche, en particulier la réponse à mon pourquoi...
Si tu te trouve en cette posture derrière moi c'est pour m'élliminer n'est ce pas?
J'aimerais simplement savoir les raisons pour lesquelles tu dois me tuer.
Il répondit avec une petit sourire
-Tu es le premier à me demander une chose pareille...
-Non pas que je veuille t'en empécher, au contraire...Je voudrais juste savoir...
-Je supprime tout les monstres que je croise sur mon chemin et que l'on m'ordonne de tuer, je vit ainsi, c'est la mission qu'il m'a été confiée.
-Ceux que les humains appelent monstres oui... Toi et moi ne sommes pas différent l'un de l'autre, mais il est vrai que moi je ne chasse pas mes semblables.
-Certes...
-Te rend tu compte que j'aurais pu vivre jusqu'à la fin des temps en me posant toujours cette même question...
-Mais ton heure est arrivée maintenant...
Il releva la tête et avec un sourir il répliqua
-Oui heureusement...
J'ai vécu jusqu'à aujourd'hui en essayant de m'addapter bien malgré moi aux être humains, ça me fait rire... J'ai vécu comme eux, comme un homme, jusqu'à cette nuit... Je pensais être un homme tout comme eux mais au fond de moi quelque chose ne collait pas, à commencer par cette couleur... elle m'a toujours suivit... c'est comme si elle faisait partie inhérente de mon être... Mais quelque chose de plus profond en moi ne pouvait pas me permettre de dire que j'étais un homme...
Grâce à toi maintenant j'ai la réponse.
d'un air sérieux dans la voix la silhouette répliqua.
-Heureux d'avoir pu te rendre service...
-Et tu me rendra encore plus service en effectuant ton travail... Pour cela je te remercie.
Sais tu, la mort pour moi n'est pas une forme de délivrance, ni d'échapatoire mais c'est là où tout s'arête...
Il n'y a rien après, du moins j'espère...
Ca me fait rire de dire cela, c'est drôle... c'est la vie.. Non, que dis je, c'est la mort.
-Pourquoi es tu si résigné... En temps normal ils se jettent sur moi en pensant me battre de leur force si ridicule pour essayer de poursuivre leur existance en semant le chaos et la destruction...
Pourquoi es tu comme cela?
-J'en ai assez des Pourquois...
Un long silence se pronnonca dans la chambre finalement il repris la parole
-J'ai vécu comme un homme ne l'oublie pas, j'ai menée une vie résignée comme tu l'a dis si bien, une logique d'auto limitation, je ne sais pourquoi...Même si mon existence n'est qu'une poussière comparée à la tienne.
Vivre et Vie sont des grand mots pour moi et des grands maux, au cours de cette (rire)... vie ... j'essayais de ne m'attacher à aucune chose et encore moins à ceux et celles qui me cotoyaient encore ici je ne comprend pas pourquoi... Malheureusement une fois j'ai été hapé si je puis dire par une personne... cette personne était si semblable du point de vue de sa personnalité intérieure pour te donner un ordre d'idée...
-Je comprend; dit il en baissant son amre
-Ne baisse pas ton amre s'il te plaît, garde en tête la raison pour laquelle tu es venu ici.
Garde moi en joue...
De son silence il répliqua en relevant son arme.
-...
-Je m'y suis attaché, je ne puis me l'expliquer, je n'aurais pas su lui dire non, c'est ainsi...
-Qu'en est il advenu?
-Je n'en sais rien, par la force des choses quelque chose finit et quelque chose d'autre prend sa place, je ne sais pas si pour ces fois on se joue de moi...
Depuis que j'existe ma vie n'a pas breaucoup de valeur à mes yeux, même si je n'en suis qu'à l'aurore. Heureusement que tu es venu car la perspective de vivre jusqu'à la fin des temps ne m'aurais pas été supportable. en fait, j'erre sans but, je ne suis plus qu'une machine...Je ne vit plus que mécaniquement; je ne cherche même pas à accroître mon pouvoir si tant est que j'en ai un, tout cela me semble si dérisoire... Dominer ou être dominé, Tuer ou être tué, Partir en campagne en simple soldat ou mener des troupes maladroitement...
-Dis moi mon ami... Malgré la chasse que l'on timpose... Et que tu as accepté de suivre; l'homme a-t-il beaucoup changé en 2000 ans?
-L'homme a su s'entourer d'inutilités mais il est resté égal à lui même... Les discours sont plus techniques et le vocabulaire a évolué mais ils sont restés les mêmes.
Il a créé et crée encore la honte... J'éprouve toujours, malgré ces années, des difficultés à les comprendre. Ils sont restés cupides et assoifé de pouvoir.
-De tout temps l'homme a été un grand batisseur, mais en fin de compte ce qu'il n'a fait que construire c'est sa propre destruction...
Je ne trouve pas de sens à mon existance mais finallement est ce que toute cette mascarade à laquelle joue le monde à un sens.
C'est si futile, ils savent pertinament bien qu'ils s'anéantiront tous un jour... Peut importe qui le fera...
-J'ai une question à mon tour...
-Je t'en prie, du moment qu'il ne s'agisse pas d'un pourquoi...
-C'est la seule chose pour laquelle je puisse te rassurer...
N'as tu jamais eu l'impression que tu vivais et non que tu existais?
-Peut être un jour... je n'en suis pas sur...j'ai oublié beaucoup de chose je n'ai que mal être en tête, j'ai beau le masquer je connais l'origine et je connais mes maux.
Maintenant j'essaye d'exister; le jour se vit le jour, le passé s'est vécu et ne se vivra plus...
D'un petit rire sur un ton ironique il répondit
-Oui ..."Le jour"
-Mon existance est un énorme pourquoi... J'en ris...
En vertu de quoi sommes nous ce que nous sommes et deviens t'on ce que l'on va devenir...
Jadis on m'avait dit que c'était nos choix et la force avec laquelle on tennait ces engagement qui le déterminait...
Est-ce bien la vérité...
Soudain il se retourna violement saisit l'arme et appuya sur la gachette laissant sur le lit un amas de cendre, la silhouette disparu après avoir murmuré
A jamais...