le titre est beau " connerie de l'autre monde "

le titre est beau " connerie de l'autre monde "
putridence de l'enfer lèche mon corps assèché
démoralise mes maux et mes désirs allèchés
enfile sur ton colier mes perles cristallines
et arrache à mon regard le reflet de ces rétines

purifie l'ébène ou les sapins de la forêt silencieuse
et détruit à jamais les regrets de ta flame tendancieuse
emprisonné sur cette toile tissée par les humeurs
et assis sur cette marche sur laquelle je meurs

pitié pour tout ces corps calciné par le désir
pitié pour ces bouches qui jamais n'osent contredire
tire ton bénédicité et ta croix ainsi renversée
oh paradis flamboyant de nos destinées

ose nous avouer que ce mensonge n'est qu'une vérité
pour ces yeux qui regardent à terre, les regards d'utilité
tu es enclin à notre folie et préserver notre foi de la cirrhose
connerie et blasfème pétri en l'humain qui est une chose

# Posté le mardi 20 novembre 2007 22:26

Modifié le mardi 20 novembre 2007 22:48

le soldat bénit au pain pourri, la souffrance jusqu'à la mort

le soldat bénit au pain pourri, la souffrance jusqu'à la mort
le regard vide et gisant dans les feuilles mortes
il aspire aux troubles et au chaos malgré sa cécité
il brûle son temps et noue chacune de ses veines
incarcérées dans sa chair il attend lamentablement

il est encore plus assoifé et avide de sa boison
l'alcool de son infâme souffrance saccagée
sur sa propre chair il sent une chaleur légère
le reflux de sa haine enfouite au plus profond

il revient encore plus malade de ses sens
vivant dans le mensonge apporté par les autres
et considèrant la nuit comme seule vérité
le jour il est restreint à se tapir dans ombre et y rester

sur ses membres coule la couleur des enfers
et vole une vapeur malsaine de douleurs
sa volonté semble pourtant si émoussée
mais pas assez pour ne plus découper les jugements

il se fait paria et haït le monde qui l'entoure
reniant son sang et l'existance de la confiance
les larmes qu'il verse gorge le fruit de sa vie
il le mange et le remange jusqu'à saciété

il s'est rendu machine mais souffre toujours
la pompe à frustration ne désemplis pas
aux calendes de la vies jusqu'à la fin
noyé dans tout ces fauceté et ses desseins

fuyant toujours pour s'enterrer loin des êtres
il s'attirer l'incompréhension et le mépris
les denrées qui se font rechercher dans la vie
il n'y a que lui même pour comprendre le mal qui le suce

les personnes ne sont personne
les proches sont loin
personne ne connaîtra le véritable visage
d'un regard vide étalé sur le loingtain

# Posté le mardi 20 novembre 2007 19:41

Modifié le vendredi 30 novembre 2007 13:33

"le suicide est-il un défit à la société ?"

Oui ! Le suicide est le refus d'une vie jugée aliénante.
Il est l'expression de la liberté humaine et une remise en cause de la société. Le suicide est l'ultime réponse à une société qui n'est pas capable d'offrir une vie décente. Incompréhension, solitude, exclusion, désespoir : les causes mêmes du sucide renvoient à la société, à ce qu'elle n'a pas réussit à faire pour garder un être au sein de la communauté. Comme l'a expliqué Durkheim, l'un des fondateurs de la sociologie, il existe, dans une sociétédonnée, un rapport entre la force du lien social et le taux de suicide.Pour lui les statistiques montrent que moins il y a intégration et plus le nombre de suicides augmente. Le suicide est une forme de rupture du lien social, la négation même de la société. Le lien qui unit l'individu à la société est si fort que, pendant de nombreux siècles, le suicide a été considéré comme une atteinte à l'Etat et poursuivi comme délit. Aujourd'hui encore, dans certaines législations anglosaxonnes, cet acte individuel qu'est la tentative de suicide peut faire l'objet depoursuites judiciaires. dans les sociétésoù l'on considèreque l'individu a des devoirs envers la collectivité, le suicide est donc bien un acte d'insoumission, un défi; nier le fait social en se donnant la mort, c'est faire le constat d'un échec. L'homme est le fondement de la société, et celle-ci ne peut que réprouver un acte qui est l'expression d'une faillite, de sa faillite.
"Il est certes effroyable de vivre quand on ne veut pas, mais il serait encore plus épouventable encore d'être immortel quand on veut mourir" Lichtenberg

Non ! Grace au suicide, l'homme peut se mettre en conformité avec sa dignité d'être humain, et refuser, au nom de sa liberté, toute forme de déchéance. Le suicide est un défi que l'homme lance à la vie. En se suicidant, l'homme est prêt à affronter, de sa propre volonté, la mort. Il lui appartient de pouvoir choisir une mort digne plutot que la déchéance. Tel fut le cas d'Henry de Montherlant qui mit fin à ses jours en écrivant comme seul message : "Je deviens aveugle, je me tue". L'homme exclu de la communauté par la maladie ne défie pas la société en choisissant de mourir. Il défie la vie qui l'abandonne. La dignité de l'être humain c'est de pouvoir être maître de sa vie comme de sa mort. Même si l'on considère l'individu sous l'angle des devoirs qu'il a envers la société, on ne peut pas condamner radicalement le suicide. Il peut être l'acte noble et responsable de celui qui constate en toute lucidité qu'il ne peut plus "remplir ses taches". Les épicuriens se tuaient avec noblesse et ironie. Les stoïciens y voyaient la marque suprème de la liberté : le sagedoit savoir sortir de sa vie "comme on sort d'une pièce enfumée". Le suicide est un droit à la vie. Le suicide est la revendication du droit le plus élémentaire et le plus fondamental : le droit à la vie. Même si cela est paradoxal, l'homme qui se suicide affirmeune dernière fois son droit de vivre en tant qu'être humain.
"Il me semble comprendre que le suicide est la seule liberté de l'homme" Dagerman

Conclusion : L'appréciation moraleque l'on porte sur le suicide varie selon les convictions individuelles, les peuples et les religions. Le suicide est pafois un défi lancé à la société, le dernier message adressé à une communautéà laquelle on appartenait et qui n'a pas su nous retenir en son sein. Mais il est aussi parfois un acte purement individuel, la quête dernière de la dignité, le refus d'une situation aliénante. Toutefois on peut se demander si le suicide est bien un acte de liberé,puisque, comme le dit Kant, après la mort, il n'y a plus de liberté.

auteur : vamps666

# Posté le samedi 10 novembre 2007 11:58

Modifié le samedi 10 novembre 2007 12:16

...

donnez moi la force de ne pas commetre un meurtre

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 20:14

suite

non finalement ce fut une nuit blanche...
moi qui aimait tant dormir avant T_T
je suis maudit

# Posté le lundi 29 octobre 2007 01:52